gavroche par e-mail.

Publié le par DUSTER

Je sais ce qui me fait rêver.... (voici mon dernier slam...) J'ai fait un rêve (1ere partie) J'ai fait un rêve, une nuit mirobolante, Une histoire dont la saveur et la sève Bercent mon quotidien en dilettante. J'ai fait un rêve, oui ! Un songe avec pour unique diktat l'amour. J'avais pour moi mon Ève Et un émoi profond pour le monde, celui là même qui nous entoure. J'ai arrêté la plume sur le parking de mes idées, Me suis délesté de l'enclume, en mémoire de King, Mort pour la liberté. A qui voudra l'entendre, haut et fort je proclamerai Ma peine pour la condition de l'homme, Et l'hypocrisie de sa notion d'égalité. J'ai fait un rêve, j'étais devenu un guerrier de paix, Ma seule arme était d'être humain, Mon destrier la sagesse, mon bouclier le bien fait. Je nourrissais une utopie guidée par la non violence, Bannissais la haine de l'autre, Et l'amertume rythmée de rancoeur sous des traits d'innocence. J'ai fait un rêve, non ! Je ne me prends pas pour un autre... Moi-même je connais le prix des rengaines Qui vous jugent et dans l'oublie vous déporte. Est il concevable que mon rêve fut le signe Protestant contre les inégalités humaines, Malsaines, immorales et indignes... ? J'ai fait un rêve, Dieu qu'il était beau ! Martin Luther l'avait il imaginé ainsi ? Serait il prétentieux d'entretenir de similaires idéaux ? Ainsi j'observais mon pays relever la tête et ses manches, pour semer la graines qui offrirait à nos enfants le fruit d'une morale décidée à prendre sa revanche. J'observais des mains tendues vers les déshérités, des attitudes jusqu'alors inattendues pour sortir autrui de son infériorité. Je voyais des ombres s'écouter, prêter attention aux mots des maux des mal logés, des SDF et des sans papiers. Je goûtais à cette soupe populaire, cette misère gangrenant les apparences de notre société dans les bafonds de ses artères... Dans mon rêve, c'était la liberté, L'égalité, la fraternité, Au seul sens propre du terme, et non au figuré... Gavroche/ Mai 2008

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