REVEIL.

Publié le par DUSTER

Je ne sais pas ce qui m'as pris ce matin
Quand je me suis réveillé
J'avais mal aux reins
J'étais fatigué
Je traînais un boulet monstrueux
J'étais comme emprisonné
Dans une gigantesque toile d'araignée
Je me débattis du mieux que je peux
Afin d'échapper à la monstrueuse prédatrice
Qui voulait m'avaler
Mais rien n'y faisait
J'étais bien dans ses griffes
Cela allait laisser des cicatrices
Prenant un couteau j'attaquai la belle noire
Ne me laissant pas aller au désespoir
Et enfin libéré
Je cherchai dans une armoire
Des couleurs plus gaies.

Après tous ces déboires
Je pris mon petit-déjeuner
De petits nuages sombres
Au-dessus de ma tête persistaient
D'un revers de la main je les chassai
Et je sorti sous un soleil de plomb
De rose tout habillé
Je ne sais pas ce qui m'a pris ce matin
Quand je me suis réveillé
J'avais le bourdon grave
Et pas moyen de le dissiper
Rien ne spécial ne m'était pourtant arrivé
Mais il y a des jours comme cela
Où tout vous agace
Et où l'on a du mal à émerger
Que l'on a la tête dans le c..
Et que rien n'y fait
Ni le changement de couleur
Ni le ravalement de portrait
On se bouge, on se remue,
On gesticule, on s'évertue
A secouer le monde
Mais tout paraît incongru.

Une petite note d'espoir
Dans ce portrait bien triste
Mon voisin m'a dit 'bonsoir'
Lui aussi était à côté de la plaque
Il avait un regard embrumé
Cela m'a fait sourire
Car lui non plus n'était pas réveillé.

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